Dico sur l'agriculture



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Acétonémie ou cétose : syndrome provoqué chez les ruminants par l'accumulation de corps cétoniques dans le foie et le sang, en cas de ration insuffisamment pourvue en composés glucoformateurs et en énergie (vache en lactation ou brebis en fin de gestation).
Voir aussi Toxémie de gestation.

Acétyl-coenzyme A (Acétyl-CoA) : Molécule organique occupant un e position clé dans les métabolismes. Elle introduit notamment les radicaux acétyl dans le cycle de Krebs, ou dans la fabrication des acides gras.

Acides aminés (AA) : unités de base, au nombre de 20, des protéines, comportant au moins une fonction amine et une fonction acide.Certains acides aminés sont dits banals, car l'animal peut en effectuer lui-même la synthèse par transamination. D'autres, une dizaine environ, ne sont pas synthétisés par l'organisme ou ne le sont qu'à une vitesse trop lente pour satisfaire les besoins : ce sont les acides aminés essentiels ou indispensables, notées AAI.

Acide folique : vitamine hydrosoluble du groupe B, encore appelé folacine, intervenant dans la synthèse des acides nucléiques.

Acide gras : monoacides à chaîne carboné linéaire, unités constitutives des lipides, plus précisément des glycérydes.On appelle acide gras insaturé un acide gras comportant une ou plusieurs doubles et/ou triples liaisons; à l'inverse, la formation d'un acide gras saturé ne comporte pas de double liaison.

Acides gras volatils (AGV) : acides gras courte chaîne produits par les fermentations microbiennes dans le rumen et le gros intestin; se sont les métabolites énergétiques essentiels des ruminants. Les principaux sont l'acide acétique (CH3-COOH), l'acide propionique (CH3-CH2-COOH) et l'acide butyrique (CH3-CH2-CH2-COOH); on peut aussi trouver, en quantités plus faibles, les acides isobutyrique, valérianique, isovalérianique...

Acide pantothénique : vitamine hydrosoluble du groupeB, constituant du coenzyme A; joue un rôle essentiel dans les conversions entre nutriments, acides gras, glucides et acides aminés.

Acide phytique (ou phytine) : acide organique comportant du phosphore, présent dans les graines de végétaux (céréales et autres), sous forme de phytates de potassium, de calcium ou de magnésium; les phytates sont généralement insolubles, rendant difficile l'utilisation du phosphore phytique, essentiellement chez les volailles et les porcs.

Acidose lactique : baisse du pH ruminal due à une accumulation d'acide lactique dont l'origine réside le plus souvent dans la consommation de rations riches en glucides solubles et en amidon.

Additif alimentaire : substance incorporée au régime, susceptible d'améliorer l'efficité des rations, d'abaisser les coûts de production et d'influencer les caractéristiques des produits animaux.

Adénosine triphosphate (ATP) : molécules organique comprenant trois groupements phosphate unis par des liaisons riches en énergie, capble de libérer une quantité élevée d'énergie en perdant un ou deux groupements phosphate.

ADF : (Acid Detergent Fiber ou lignocellulose ou résidu 2 de la méthode de Van Soest) : résidu obtenu après attaque du résidu 1 (NDF) par un détergent en milieu acide. Ce résidu correspond à une estimation de l'ensemble "lignine + cellulose".

Alclose : maladie nutritionnelle caractériée par une production excessive d'ammoniac dans le rumen entraînant une élévation anormal du pH.

Aliment d'allaitement : aliment sec qui, arès dilution dans l'eau, donne un lait de remplacement.

Anabolisme : voir Métabolisme.

Anémie : affection résultant d'une diminuation du nombre de globules rouges ou de la quantité d'hémoglobine; elle peut être en particulier la conséquence d'une carence en fer.

ANP (Azote Non Protéique d'origine) : voir Matières Azotées Non Protéiques.

ANPI (Azote Non Protéique Industriel) : source d'azote non protéique d'origine industrielle telle que l'urée, les sels ammoniacaux...

Antibiotique : composé chimique naturel ou de synthése ayant la propriété d'inhiber la croissance de certain micro-organismes tels que des bactéries.

Appétence : avidité manifestée par un animal pour un aliment particulier.

Appétibilité : aptitude d'un aliment à stimuler l'appétence de l'animal.

Appétit : disposition physiologique d'un aliment qui manifeste le désir de manger.

Apports alimentaires recimmandés (ou recommandation alimentaires , ou AAR) : quantité d'éléments nutritifs (énergie, matières azotées, minéraux...) que l'animal doit ingérer pour réaliser les performances souhaitées, dans la limite de ses capacités de production.

Axérol : vitamine A.



Besoin nutritionnel : voir Dépense physiologique et apports alimentaires recommandés.

Bêta-agoniste : substance chimique, facteur de répartition des nutriments, stimulant la production de muscle et limitant la synthèse de dépôts, adipeux. L'utilisation des bêta-agonistes à des fins zootechniques est interdite.

Biotine : vitamine hydrosoluble du groupe B agissant comme un coenzyme dans le transfert des radicaux -CO2 : carboxylation, décarboxylation.



Calcitonine : hormone thyroïdienne intervenant dans le métabolisme phosphocalcique par son action freinatrice de l'ostéolyse; elle est hypocalcémiante et hypophosphatémiante.

Calorie : quantité de chaleur nécessaire pour élever de 14°C à 15,5°C la température d'un gramme d'eau à la pression atmosphérique. 1 calorie=4.185 joules.

Capacité d'ingestion d'un animal (CI) : quantité d'aliments que peut ingérer volontairement l'animal alimenté à volonté ou ad libitum. Exprimée en unités d'encombrement 5UE) chez les ruminants, la capacité d'ingestion devient par principe indépendante de la composition de la ration.

Catabolisme : voir métabolisme.

Carotène (bêta) : principal caroténoïde (provitatmine A) des fourrages.

Cellulases : enzymes capables de dégrader la cellulose, sécrétées notament par les bactéries cellulolytiques du rumen. Des préparartions de cellulases provenant de champignons attaquant le bois peuvent être utilisées en laboratoir pour prévoir la digestibilité des aliments.

Cellulose : constituant de base des parois cellulaires végétales, formé de longues chaînes de glucose. Ces chaînes sont associées en fibrilles, puis en fibres, formant ainsi un réseau qui assure la rigidité des parois.

Cellulose brute (ou cellulose de Weende) : résidu organique obtenu après une double hydrolyse réalisée successivement avec une solution acide et une solution basique ( méthode de Weende). C'est une estimation par excès de la cellulose, car le résidu contient aussi une fraction variable de la lignine et des hémicelluloses.

Cétose : voir Acétonémie.

Cholécalciférol : vitamine D3.

Choline : molécule organique, souvent classée parmi les vitamines hydrosolubles du groupe B. abondante dans les phospholipides.

Chyle : liquide blanchâtre contenant des nutriments, notamment lipidiques, véhiculé des lieux de l'absorption jusqu'au sang par les vaisseaux lymphatiques ou chylifères.

Chyme : sorte de bouillie que forme le contenue intestinal.

Citrique (test de solubilité à l'acide) : test permettant d'estimer assez précisément la digestibilité du phosphore d'un conmposé minéral.

Coccidiostatique : substance ayant la propriété d'arrêter la multiplication des coccidies.

Coefficient de persistance : coefficient permetant de caractériser la diminutaion mensuelle de la production laitière d'une vache après le pic de lactation.

Coefficient d'utilisation digestive (CUD) : voir Digestibilité.

Coefficient d'utilisation métabolique (CUM) : rapport de la quantité d'un élément (azote, élément minéral..) fixée à la quantité absorbée. On peut distinguer le CUM apparent et le CUM réel, encore appelé valeur biologique (VB) dans le cas des matières azotées.

Complémentaire (aliment) : aliment destiné à compléter les aliments de base d'une ration qui , ainsi équilibrée, permet de fournir une alimentation complète.

Complet (aliment) : aliment qui, distribué aux doses indiquées par le mode d'emploi, est susceptible dans les conditions habituelles de l'élevage, de fournir l'ensemble des éléments nutritifs permettant de réaliser les productuions zootechniques attendues. Il sagit le plus souvent d'un aliment composé.

Composé minéral et vitaminique (CMV) : aliment complémentaire constitué principalement de minéraux, contenant au moins 40% de cendres brutes et supplémenté en vitamines.

Concentré (aliment) : aliment ayant une teneur enénergie nette élevée dans la matière sèche; certains ont en outre une teneur élevée en matière azotées.

Concentré correcteur (ou concentré d'équilibre) : aliment concentré distribué en quantité constante à toutes les vaches d'un troupeau et destiné à corriger les éventuels déséquilibres de la ration de base.

Concentré de production : aliment concentré distribué aux vaches laitières en complément de la ration de base corrigés, en fonctionde leur niveau de production.

Corps cétoniques : composés organiques utilisables dans une certaine mesure par le muscle à des fins énergétiques, ou par la mamelle pour la synthèse des acides gras courts et moyens du lait. Leur accumulation dans l'organisme est à l'origine de l'acétonémie.

Cryptoxanthine : caroténoïde du grain de maÏs jaune.

Cyanocobalamine : vitamine B12; elle agit comme coenzyme dans la synthèse des acides nucléiques.

Cycle de Krebs : sytème de réaction permettant de dégrader les produits terminaux des métabolismes des oses, des acides gras et de nombreux acides aminés et assurant la production de la plus grande partie de l'énergie (ATP) dont les cellules ont besoin.



Dégradabilité des matières azotées : proportion desz matières azotées alimentaires dégradables par la population microbienne dy rumen. Elle peut être estimée en laboratoire, en particulier par la méthode dite des sachets en nylon : on obtient ainsi la dègradabilité théorique DT.

Densité énergétique d'ub fourrage (DEF) : rapport de la teneur énergétique d'un fourrage (UFL ou UFV) à sa valeur d'encombrement (UEB,UEL,ou UEM).

Densité énergétique minimale de la ration (DERm) : pour un type d'animal, rapport entre l'apport énergétique recommandé (UFL ou UFV) à la capacité d'ingestion (UEB,UEL, OU UEM). Ce rapport caractérise, pour le type d'animal considéré, l'objectif que la ration distribué doit atteindre, en termes de concentration énergétique.

Dépense physiologique (ou besoin net) : quantité totale d'énergie ( ou d'un nutriement) perdue, fixée ou exportée par un animal en bonne santé, placé dans des conditions de milieu optimales et recevant une ration en tous points équilibrée.

Digestibilité :

*Digestibilité apparente : peoportion d'un constituant alimentaire ingéré (MO MAT, ...) qui disparaît apparemment au cours du transit digestif.
da = (quantité ingérée - quantité excrété dans les féces) / quantité ingérée

*Digestibilité réelle : proportion de la quantité ingérée qui disparait réellement dans le tube digestif, sachant que les féces contiennet aussi des substances endogènes ou microbiennes.
dr = (quantité ingérée - (quantité excrétée dans les féces - quantité d'origine endogènes) / quantité ingérée

La digestibilté s'exprime par un rapport qui est inférieur à 1. Le coefficient de digestibilité, exprimé en pou-cent, est le produit de la digestibilité par 100.

Distal : qui est éloigné, dstant, par opposition à proximal, qui est proche. Dans le tube digestif, on se situe par rapport à la bouche; ainsi, l'intestin grêle distal par l'iléon.



Encombrement d'un fourrage : inverse de l'ingestibilité chez les ruminants; les aliments exercent un effet d'encombrement mesuré par la quantité de matière sèche présente dans le rumen, laquelle augmente avec la proportion de tissus lignifiés. Exprimée en UE, la valeur d'encombrement d'un fourrage est indépendante du type d'animal qui le consomme.

Endogène : qui est produit dans l'organisme. Les constituants des cellules qui se détachent (desquamation) de la paroi digestive, ceux des sécrétions digestives (salive, suc gastrique, suc pancréatique), l'urée qui diffuse à partir du sang...

Energie :

*brute (EB) : pouvoir calorifique de la matière organique d'un aliment.

*digestible (ED) : ED = EB . dE ou ED = EB - Energie des féces EF.

*métabolisable (EM) : EM = q EB ou EM = EB - EF - E gaz - E urines; c'est la quantité d'énergie disponible pour l'organisma.

*nette (EN) : EN = k EM ou EN = EM - extrachaleur; c'est la quantité d'énergie qui contribue à couvrir les dépenses d'entretien et de production.

Engraissment (ou finition) : accroissment de la masse corporelle comportant une part importante de dépôts adipeux (plus de 30%) qui est permis par un croît journalier élevé et/ou par un âge avancé de l'animal.

Entretien : état d'un animal qui se maintient en vie, sans variation de poids et sans aucune production.

Enzyme : catalyseur biologique de nature protéique. Par référence au terme ancien de diastase, une enzyme porte souvent le nom d'un substrat spécifique suivi du suffixe -ase : lactase, lipase, maltase, peptidase...

Ergocalciférol : vitamine D2.

Etat corporel : niveau des réserves, essentiellement adipeuses, présentes dans l'organisme d'un animal, apprécié par des maniements spécifiques et évalué le plus souvent par une note d'état coporel.

Extra-chaleur : d"pense d'énergie sous forme de chaleur, consécutive à l'ingestiopn et à loa digestion des aliùents ainsi qu'à l'utilisation des nutriements.



Féces : excréments solides (bouses, crottes), formés des constuantsalimentaires non digérés, de corps bactériens et de constuants endogénes.

Fiévre vitulaire : accident se produisant essentiellemnt chez les vaches laitières à forte production dans les jours suivant la mise bas, caractérisé par une chute brutale de la calcémie.

Fushing : technique de suralimentation énergétique temporaire des reproducteurs, pendant les jours ou les semaines précédant la période de saillie, afin d'accroître les résulatats de fertilité.

Fourrage : aliment constitué par l'appareil aérien, tiges, feuilles et appareil reproducteur, des plantes fourragères, naturelles ou cultivées.



Glucagon : hormones pancréatique favorisant en particulier la transformation du glycogène hépatique en glucose et facilitant la mobilisation des réserves adipeuses.

Glucides pariétaux : voir Parois.

Glucides solubles (dans l'eau) ou glucides cytoplasmiques : sucres libres (glucose, fructose, saccharose...) et fructosanes. Les fructosanes sont des chaînes courtes de fructose accrochées à une unité initiale de glucose; il s'accumulent en particulier dans les cellules de la base des tiges de certaines graminées comme le ray-grass.

Glycolyse anaréobie : chaîne de réactions du métabolisme permettant la dégradation du glucose cellulaire en acide pyruvique avec libératiopn d'énergie sous forme d'ATP.

Goître : symptôme spécifique de la carence en iode dû à une hypertrophie de la glande thyroïde.



Héméralopie : diminution de la vision crépusculaire.

Hémigelluloses : polyosides des parois cellulaires dant les plus imortants chez les graminées sont les xylanes; ils ont des liaisons chimiques avec la lignine.

Hydroxyapatite : phosphate tricalcique, constituant principal de la substance minérale osseuse.

Hypocalcémie, hypomagnésémie... : taux de calcium, de magnésium, ... du plasma sanguin inférieur à la normale.



Ingestibilité : aptitude pour un aliment ou une retion, à être plus ou moins consommé par un animal donné; elle se caractérise par la quantité qui peut être ingérée lorsque l'aliment est ditribué seul et à volonté; dans le système des UE, elle est indépendante de la capacité d'ingestion des ruminants.

Insuline : hormone pancréatique hypoglycémiante inhibant la fabrication de glucose dans le foie et favorisant la lipogenèse.



Lignine : polymère très complexe de haut poids moléculaire et de structure condensée qui incruste les parois épaisses des cellules végétales, empêchant leur dégardation du rumen et du gros intestion.

Lignine Van Soest (ou ADL ou résidu 3 de la méthode Van Soest) : résidu obtenu après attaque du résidu (ADF) par de l'acide sulfurique à 72%.

Lignecellulose : voir ADF.

Lipoprotéines : amas de triglycérides enveloppés d'une couche protéique assurant le transport des lipidesvers les organes utilisateurs (mamelle ou tissu adipeux).


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